CLIM-FAS

Potentiel d’atténuation de l’agriculture française au changement climatique et rôle des politiques publiques

Établissement coordinateur : INRAE

Responsable du projet : Kamel Elouhichi
Durée du projet : 60 mois | 1 novembre 2024 → 30 octobre 2029

Subvention : 1 249 973 €

Établissements partenaires : ENS - Institut d’Économie Scientifique et de Gestion - Université Grenoble Alpes - Université Paris Nanterre 

Établissements associés : CNRS - Université de Lille - Faculté des sciences économiques, sociales et des territoires - Aix-Marseille Université - Université Gustave Eiffel - École d’Urbanisme de Paris - Université Lumière Lyon 2

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Kamel Elouhichi

CLIM-FAS vise à améliorer les connaissances sur la contribution et le potentiel d’atténuation du secteur agricole au changement climatique, et à générer des preuves scientifiques de l’efficacité économique et juridique d’un éventail d’actions publiques permettant d’encourager et d’accélérer la mise en œuvre de solutions d’atténuation.

Le projet s’articule autour de plusieurs objectifs complémentaires : (i) estimer les émissions nettes de gaz à effet de serre de l’agriculture française sous climat actuel et futur, en tenant compte de la variabilité pédoclimatique et de l’hétérogénéité des exploitations agricoles; (ii) évaluer l’efficacité technique, économique et juridique de pratiques d’atténuation, en particulier bas-carbone ; (iii) analyser les freins et les leviers à leur adoption, qu’ils soient psychologiques, socio-économiques ou juridiques ; (iv) quantifier le potentiel d’atténuation et estimer les coûts marginaux associés ; (v) examiner de manière critique les instruments économiques et politiques existants afin d’identifier des pistes d’amélioration ; et (vi) fournir aux décideurs des recommandations fondées sur des données probantes pour orienter les stratégies d’atténuation.

Plus de 25 scientifiques de l’INRAE, du CNRS et de diverses universités participent au projet CLIMFAS. Ce collectif pluridisciplinaire — couvrant notamment l’agronomie, les sciences du sol, la psychologie sociale, l’économie, la géographie et le droit — mobilise un ensemble d’approches complémentaires, allant des modèles microéconomiques d’offre agricole et de simulation agroécologique à l’économie expérimentale, en passant par la méthode DEA (Data Envelopment Analysis) et des méthodes psychométriques.

Le projet s’appuie sur une stratégie intégrée de collecte et d’analyse des données, combinant des sources secondaires, telles que le Réseau d’Information Comptable Agricole (RICA), et des données primaires recueillies auprès des acteurs locaux (agriculteurs, organisations professionnelles, autorités locales) via des enquêtes, des expérimentations de terrain et des dispositifs participatifs. Cette approche permet de construire une base empirique robuste pour l’évaluation quantitative des politiques publiques, en tenant compte de la diversité des exploitations agricoles, notamment en termes de ressources, de comportements et de structures socio-économiques.